• C'est le printemps
    Tout le monde baise à perdre haleine
    Les reins des chattes et des hyènes
    Vont endurer du mauvais temps
    C'est le printemps
    Deux clébards marchent sur six pattes
    Les macchabées soulèvent les boites
    Les taureaux montent sur leur maman
    C'est le printemps
    Le lièvre dit à la tortue
    Je t'en supplie dégage la rue
    Pour moi c'est fini depuis longtemps
    C'est le printemps
    La chèvre de monsieur Séguin demande
    Au loup qui a la lippe friande
    S'il veut pas la sauter avant

    C'est le printemps
    Le chaperon rouge en moins d'un quart d'heure
    Découvre les vertus du beurre
    Dont elle usait tout autrement
    C'est le printemps
    Le renard dit au corbeau t'es bête
    Si seulement t'enlève ta jaquette
    Je te laisse ton calendo coulant
    C'est le printemps
    Pinocchio qui voit que sa bébête
    S'allonge autant que son pifomètre
    Renverse les chaises en pleurant
    C'est le printemps
    L'ogre qui a passé l'hiver sage
    Qui a un faible pour les pucelages
    Réveille le prince charmant

    C'est le printemps
    Y a la tour Eiffel qui s'emballe
    Qui se penche sur le trou des halles
    Pour lui faire un jardin d'enfants
    C'est le printemps
    Deux escargots sur l'herbe tendre
    Qui copulaient depuis septembre
    Viennent de prendre le pied brutalement
    C'est le printemps
    La jeune veuve avant qu'elle se fane
    Se fait le meunier son fils et l'âne
    Et le laboureur et ses enfants
    C'est le printemps
    Blanche-Neige est fatiguée pauvrette
    De recoudre les boutons de braguette
    Des nains qui bandent comme des pur-sang

    C'est le printemps
    Le petit poucet sème la pilule
    Inutilement car ça pullule
    De gros bûcherons tout frémissants
    C'est le printemps
    Cendrillon rêve d'avoir un Jules
    Qui puisse comme cette foutue pendule
    Tirer ses douze coups en suivant
    C'est le printemps
    Je vous quitte là mes biens chers frères
    Ma femme m'a dit je vais me faire la paire
    Je sais pas laquelle exactement
    C'est le printemps

    Pierre Perret

                                           ♦♦♦


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  • Ah ! que de commentaires sur les "César 2021" !

    "Naufrage", "sans humour", "nombrilistes"...

    Que sais-je encore !

    Je n'ai pas regardé ...sauf la vidéo de la prestation

    de Corinne Masiero, une ch'ti d'min coin.

    Je me suis bien marré, je ne vais plus regarder la

    Capitaine Marleau avec le même regard !

    Je ne juge pas le message qu'elle a voulu faire passer,

    mais, dans ce numéro de haute voltige, je regrette

    qu'elle n'ait tenté de décerner

    le César de la révélation de viol !

    ♦♦♦


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  • Jean-Pierre din ch' train,

     

    JP i vo al gare por prein-ne ech train.

    Tiote bélote, all li rcominde ed bien composter sin billet.

    Ch'est ch'qu'i foait.

     

    I vo s'assir pi i rbé ech poéysage, ches vakes, ches geins…

     

    Ech controleu i passe pi li dminde sin billet,

    - " Bé, tnez el vlo "

    Echt'homm i ravise ech billet pi i dit :

    - " O, vos êtes berlué, ch'est ch'billet d'artour qu'os'avez composté ! "

     

    - " Bé, a n'est mie grave, ej m'in vo m'ette à l'invers,

    din l'eute sins de ch'train !

    (...à une tiote bélote qui adore les trains !)

     

    prein-ne : prendre

    s'assir : s'asseoir

    dminde : demande

    ravise : observe

    berlué : trompé

    d'artour : de retour

    ♦♦♦

    Le Picard fut aussi la langue de Molière, comme dans cette pièce " Monsieur de Pourceaugnac "

    Acte II scène VIII

    Nérine, en Picarde.

    NÉRINE Ah ! je n’en pis plus, je sis toute essoflée ! Ah ! finfaron, tu m’as bien fait courir, tu ne m’écaperas mie. Justice, justice ! je boute empeschement au mariage. Chés mon mery, Monsieur, et je veux faire pindre che bon pindar -là.

    MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Encore ! ORONTE Quel diable d’homme est-ce ci ? LUCETTE Et que boulés-bous dire, ambe bostre empachomen, et bostro pendarié ? Quaquel homo es bostre marit ? NÉRINE Oui, Medeme, et je sis sa femme. LUCETTE Aquo es faus, aquos yeu que soun sa fenno ; et se deû estre pendut, aquo sera yeu que lou faray penda. NÉRINE Je n’entains mie che baragoin-là. LUCETTE Yeu bous disy que yeu soun sa fenno. NÉRINE Sa femme ? LUCETTE Oy. NÉRINE Je vous dis que chest my, encore in coup, qui le sis. LUCETTE Et yeu bous sousteni yeu, qu’aquos yeu. NÉRINE Il y a quetre ans qu’il m’a éposée. LUCETTE Et yeu set ans y a que m’a preso per fenno. NÉRINE J’ay des gairents de tout ce que je dy. LUCETTE Tout mon païs lo sap.

    NÉRINE No ville en est témoin. LUCETTE Tout Pezenas a bist nostre mariatge. NÉRINE Tout Chin-Quentin a assisté à no noce. LUCETTE Nou y a res de tan beritable. NÉRINE Il gn’y a rien de plus chertain. LUCETTE Gausos-tu dire lou contrari, valisquos ? NÉRINE Est-che que tu me démaintiras, méchaint homme ? MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Il est aussi vrai l’un que l’autre. LUCETTE Quaign’inpudensso ! Et coussy, misérable, nou te soubenes plus de la pauro Françon, et del paure Jeanet, que soun lous fruits de nostre mariage ? NÉRINE Bayez un peu l’insolence. Quoy ? tu ne te souviens mie de chette pauvre ainfain, no petite Madelaine, que tu m’as laichée pour gaige de ta foy ? MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Voilà deux impudentes carognes ! LUCETTE Beny, Françon, beny, Jeanet, beny, toustou, beny, toustoune, beny fayre beyre à un payre dénaturat la duretat qu’el a per nautres. NÉRINE Venez, Madelaine, me n’ainfain, venez-ves-en ichy faire honte à vo père de l’inpudainche qu’il a. JEANET, FANCHON, MADELAINE Ah ! mon papa, mon papa, mon papa !

    MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Diantre soit des petits fils de putains ! LUCETTE Coussy, trayte, tu nou sios pas dins la darnière confusiu, de ressaupre à tal tous enfants, et de ferma l’aureillo à la tendresso paternello ? Tu nou m’escaperas pas, infâme ; yeu te boli seguy per tout, et te reproucha ton crime jusquos à tant que me sio beniado, et que t’ayo fayt penia : couqui, te boli fayré penia. NÉRINE Ne rougis-tu mie de dire ches mots-là, et d’estre insainsible aux cairesses de chette pauvre ainfain ? Tu ne te sauveras mie de mes pattes ; et en dépit de tes dains, je feray bien voir que je sis ta femme, et je te feray pindre. LES ENFANTS, tous ensemble Mon papa, mon papa, mon papa ! MONSIEUR DE POURCEAUGNAC Au secours ! au secours ! Où fuirai-je ? Je n’en puis plus. ORONTE Allez, vous ferez bien de le faire punir, et il mérite d’être pendu.

    ♦♦♦

     


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  • Le pape François a rencontré le grand ayatollah Ali al-Sistani, l'un des plus hauts dirigeants de l'islam chiite, dans la ville sainte irakienne de Nadjaf pour délivrer un message de coexistence pacifique, exhortant les musulmans à embrasser la minorité chrétienne longtemps assiégée en Irak.

    La réunion à huis clos devait aborder les problèmes qui affligent la minorité chrétienne irakienne. Al-Sistani est une figure profondément vénérée dans l'Irak à majorité chiite et ses opinions sur les questions religieuses et autres sont recherchées par les musulmans chiites du monde entier.

    La visite était diffusée en direct à la télévision irakienne et les habitants ont applaudi la rencontre de deux chefs religieux respectés.

    (source : Aljazeera)

    (Je tiens à préciser que je suis agnostique. LP)

     ♦♦♦

     


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  • Considérés comme une des grandes races au côté de la race négroïde et de la race mongoloïde, les caucasiens ont été longtemps divisés en trois groupes pour des raisons linguistiques :

    La "race aryenne" est une expression qui est largement utilisée par les nazis pour classifier et hiérarchiser une population dite supérieure.

    Le terme "caucasiens" pour ne définir que les européens (ce qui est faux !) est repris aujourd'hui par tous les extrémistes de droite, au même titre qu'à l'époque trouble de l'hitlérisme était utilisé le terme "aryens". 

    ♦♦♦


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