• DES LOUPS AUX PORTES DE LA MACRONIE

    Parti d’Orléans, Philippe, pas Louis mais Edouard, épris d’égalité, se rallia à son nouveau mentor Jupitérien, Emmanuel. Cheminant ensemble, Emmanuel et Edouard, de son nom PHILIPPE, d’un grand débat à un autre, arpentaient, mais pas en même temps, l’ensemble des villages d’une France jaunie par quelques émeutes nées ici ou là-bas comme le rappelait notre cher troubadour Jean-Jacques dans sa chanson : « là-bas ».

    Impatient, inexplicablement élu à 4%, Bruno, LEMAIRE d’un village isolé de Macronie attendait, à l’instar de ses habitants béats, l’avènement d’un nouveau monde annoncé par l’ange Emmanuel. Dans ce village, à la pensée primaire, chacun œuvrait à la venue de cet ange et de son duc.


     

    Pour éviter aux villageois de se CASTANER, à l’intérieur de l’enceinte, Christophe en assurait la sécurité, aidé par un maître chiens surnommé LALLEMENT, devenu berger et ancien préfet de son état. Il passait son temps à s’excuser de son attitude parfois trop violente et de ces paroles trop véhémentes envers ces gaulois réfractaires.

    Pendant ce temps, loin du brouhaha et de l’installation des festivités, la jeune N’DIAYE, pas si bête, préférait s’en aller aux fraises avec les professeurs de ce village, inoccupés pendant l’installation des festivités.

    Alors qu’épris, Benjamin, le cadet de la bande, les cheveux grisonnants suite au surmenage d’une campagne inachevée, regardait ces veaux en se remémorant le général, de beaux GRIVEAUX pensait-il. Benji pour les intimes, devenu la star des réseaux sociaux, en voie de reconversion, sentait son zizi frétiller. Cherchant désespérément une cachette pour une petite branlette, lui qui espérait être tranquille dans un champ, après s’être débarrassé de Piotr, exilé de Russie, le voici pas surpris par tous ces professeurs allant aux champs.

     

    • Satanée Sibeth, plus moyen d’être tranquille pour une petite grivoiserie, j’aurai préféré voir débarquer Alexandra, cela m’aurait évité des photos compromettantes.

     

    Au village, de sa hutte, Gérald, l’épicier, gérait avec rigueur les dépenses engendrées par ces festivités. C’est alors qu’une abeille entra dans sa hutte par une fenêtre qu’il avait laissé ouverte. Sans prendre garde, elle se posa sur sa main. Prise de peur, à la suite d’un mouvement de la main de Gérald, le dard de l’abeille piqua la main de notre petit Gérald DARMANAIN qui le dard dans l’épiderme, n’esquissant pas le moindre geste, resta occupé à la gestion des dépenses, laissant l’abeille à une mort certaine.

    • Que ne ferait-on pas pour le bien des villageois, ce n’est pas une simple piqûre de rappel qui nous détournera de notre mission de redresser les finances.

    Haute et perchée, notre chère Agnès, druide et gardienne des potions, qui secrètement espérait prendre la place de Bruno, pas inquiet car disait-il en catimini :

    • « Cette buse hein ! Rien à craindre »,

    manquait cruellement de masques pour tester de nouveaux remèdes. C’est pourquoi, à la demande de Bruno, Agnès, de son nom BUZYN, avait préféré prendre une pause bien méritée. Qui vivra, VERAN pensait Olivier, son jeune apprenti.

    Sur la place du village, les commerçants s’organisaient. Viandes, poissons, fruits et autres artisans se côtoyaient. Tout le monde se parlait et l’on pouvait surprendre certaines discussions :

    • Elles ont une drôle de couleur vos poires. Vos poires sont brunes ! Est-ce normal Madame POIRSON ?

    Derrière son étal, la jeune Brune assumait cette nouvelle espèce de poire de couleur Brune, toujours à la recherche de nouvelles expériences culinaires.

    • « Et vous Marlène, qu’en pensez-vous ? »

     

    • Schiappa répondit-elle avec un léger accent maure, qu’il fallait traduire par un « sais pas » et non par une « sépia » qu’elle trouvera chez le poissonnier ou en italien par un « Schiappa » que l’on trouve au dernier rang, près du radiateur avec un bonnet sur la tête.


     

    • Quand même, des poires brunes ! Là vous dépassez les BORNE s’exclama Elisabeth, chargée du transport des marchandises qui revenait le WARGON bien rempli de danone, de danette et de vieille cassette d’Emmanuelle.

    Mais cette organisation fut interrompue par Nicole revenue des baies. « Aux loups ! Aux loups ! » criait-elle. Il y a des loups dans les baies et des chevaux à la robe baie. Paniquée, notre chère Nicole BELLOUBET en avait pourtant vu d’autres.

    Courage FILLON, heu courage fuyons, Pa, pa, pe, PENICAUD pas, heu paniquons pas bégayait Muriel qui le moment venu mettrait les loups au chômage partiel dès qu’ils rentreront dans le village, attendant patiemment qu’ils le quittent, voyant les réserves s’amoindrir.

    La nouvelle arrivée aux champs, où les enseignants étaient occupés à cueillir les fraises, Sibeth ne sachant pas se défendre contre les loups et, affolée se fit la porte-parole du village, ordonna à celles et ceux présents avec elle :

    • « Je ne sais pas me défendre et il ne sert à rien de se défendre, faites comme Jean-Michel, BLANQUER vous bien, enfin planquez-vous bien » je voulais dire.

    Et Jean-Jacques, journaliste en herbe et chantre de la liberté d’expression d’ajouter :

    • Encore une bourde, hein !

    Pendant ce temps, à la fontaine du village, Gilles, LEGENDRE de notre maire, penseur émérite rappelle cette morale macroniste : Loin de comprendre votre pensée, si dans les gares, il y a des gens qui ne sont rien, il y a dans ce village et dans ces bois, des animaux qui ne sont rien, et qu’il n’est pas bon d’être loups ou abeille. Alors, rien ne vaut de se préparer et d’anticiper, l’essentiel est de partir à point. Rien ne sert de raréfier les denrées pour affamer les animaux des bois, si éloignés de l’Olympe et de ce village au service de la macronie.

     

    Le 05 avril 2020

    FLORENT

     


  • Commentaires

    1
    Mercredi 8 Avril à 18:42

    Oui voilà un texte pour bien nous changer les idées cool !! . Je repasserai le relire et bonne semaine Luc , amitiés , escapade , 

    2
    Jeudi 9 Avril à 06:31

    Pas facile de tout comprendre avec tous ces sous-entendus, même en relisant, il faut parvenir à remettre dans le contexte !

    Tu veux vraiment nous faire travailler les méninges mais là, elles sont un peu " empatouillées " !

    Pas sure d'avoir tout compris ...

    Bon jeudi toujours au ☼ !
    Bientôt la fin de semaine mais qui ne change plus grand' chose pour beaucoup ... :-(
    Et le confinement qui va encore être prolongé !
    J'ai l'impression qu'on n'est pas prêts d'avoir des vacances et que tout le monde va plonger dans la sinistrose.
    Pourtant il faut garder le moral et s'entraider le plus possible.
    Gros bisoux, cher luc.

     

    3
    Jeudi 9 Avril à 07:47

    Un bel effort littéraire mais qui ne sauvera pas le village macronien, je pense !

    Si on compte les bourdes et les incompétences de ces gens-là, on désespère carrément.

    J'espère que Sibeth (si bête) aura appris à mettre un masque depuis son intervention remarquable d'il y a quelques temps ?

    Bon, tu connais parfaitement mon opinion, inutile d'en rajouter.

    Bonne journée.

     

     

    4
    Jeudi 9 Avril à 08:27

    Voilà  une  belle  façon   de  tourner  en  dérision  ceux  qui  nous promettaient   de  tout  chambouler pour   notre  bien , et  notre Legendre  trop intelligent   pour   être  compris   doit  se  dire que  le proverbe   du  rien  ne passe  qui  ne repasse  doit    se faire   du   souci !

    Quelle  drôle  de  démocratie   que la nôtre,  il me  semble   que  dans    bien   des  pays  il   y a    bien  longtemps  qu'un   autre  gouvernement   aurait  été   exigé !

     Je   parie    qu'Edouard   regrette  ses  80 km/h

    5
    Lundi 13 Avril à 10:36

    Coucou Luc , oui nous n' attendrons pas grand chose de Macron ce soir ! . Mon apn a besoin d' être vérifié au magasin alors je dois utiliser mon iPhone mais pas l' idéal aww !! . Bonne journée bien au calme , bisous , escapade , 

    6
    Vendredi 8 Mai à 18:14

    Excellent article que celui que je viens de découvrir. UN peu long, mais ça vaut vraiment le détour. Bien écrit, bien développé, il y a à chaque détour de phrase une découverte d'un détournement de nom que je qualifierai de prodigieux. C'est vrai que, pour ce faire, il faut une certaine forme d'esprit (hélas, dans ce domaine, c'est l'indigence totale pour ce qui me concerne) à la fois sérieux et malicieux.

    J'ai beaucoup apprécié le premier trait d'humour : une France jaunie. Et tous ceux qui passent sous le couperet de votre sens du sarcastique semblent bien "lotis" par vos soins.  Un bon moment de détente car tout y est. Vous avez affuté vos "couteaux" linguistiques et leur lame est bien acérée.

    Schiappa, traduit en français, signifie cancre. Une trouvaille réussie, tout comme l'astuce des poires brunes et autres blagounettes sorties de votre imagination. Ah la dérision... Tout un art !

    En bref, je relirai ce morceau de bravoure moqueuse avec beaucoup de plaisir

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