• Speak White

    Michèle Lalonde est une écrivainepoètedramaturge et essayiste québécoise née à Montréal, le 28 juillet 1937. Ses ouvrages se concentrent sur l’identité québécoise.

    Elle a écrit le fameux poème Speak White en 1968, crée dans le cadre des récitals Poèmes et chants de la résistance, qu'elle lut à La Nuit de la poésie 27 mars 1970, fondé sur l’injure utilisée par les anglophones envers les francophones du Canada quand la langue française était utilisée en public.

    Le 12 octobre 1889, au cours des débats à la Chambre des communes du Canada, le deputé du Parti libéral canadien Henri Bourassa se fait huer par des députés anglophones. Quand il tente de s’expliquer en français, il se fait crier : « Speak White ! ». Le dictionnaire québécois-français a une entrée tirée d'un numéro de Maclean's datant de 1963 : « Sur vingt Canadiens-français que vous rencontrez chez moi ou chez vous, quinze peuvent dire avoir été intimés de ce méprisant speak white. » Dans la nuit du 9 décembre 1999, des vandales ont installé une banderole sur le pont séparant le Québec et l'Ontario où l'on pouvait lire : « From this point speak white! » (« À partir d'ici, parlez blanc »).

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 2 Avril à 23:22

    Bonsoir Luc

    Thème qui me touche beaucoup. Merci de présenter le tout. 

    2
    Samedi 3 Avril à 01:47

    Elle a raison de défendre le français car c'est la nationalité de beaucoup d'entre eux qui furent les premiers à s'y installer !

    Je te souhaite un bon week-end, avec de gros bisoux, mon cher luc.

     

    3
    Samedi 3 Avril à 08:27

    C'est dorénavant une réalité.La langue Française est en perte de vitesse pratiquement partout au Canada.Reste le Quebec , mais nos cousins sont de plus en plus éloignés.....

    Bon samedi

    4
    Samedi 3 Avril à 10:34

    Parler blanc ? Drôle d'expression que celle-ci. Je savais que nos voisins qui viennent de rompre avec l'Europe avaient un humour déjanté, mais j'ignorais que cela pouvait aller jusqu'à ce type d'insulte. En quoi notre langue serait-elle davantage "barbare" que la leur ? Je finirai par penser que, lorsque l'on migre sous d'autres cieux, on se croit tout permis. D'une certaine manière, la conquête au-delà de nos mers semble permettre tout et n'importe quoi... Pas étonnant qu'on ait "décimé" les populations natives... Alors décrier une langue doit sembler couler de source...

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